Laurence Ferrari, on a l’info mais pas le blé
Ca a commencé sur Le Post (ah, tiens l’article a disparu entre temps) qui parlait d’une rumeur qui “enflamme les rédactions“. En une trentaine de lignes, l’auteur de l’article expliquait qu’il possédait une information qu’il n’allait pas nous donner. Un concept ultra innovant.
Raison invoquée ? Laurence Ferrari, ultra-procédurière, ne manquera pas de leur coller un procès aux basques et de toute façon le scoop sera demain dans les kiosques à la une des Voici, Closer et consorts.
Le Post indiquait également que l’info était disponible sur le site Bakchich, dans la rubrique payante Off et qui a depuis supprimmé le passage - tout en laissant les commentaires à partir desquels on peut largement deviner le contenu de la brève…
Jean Marc Morandini.com cite lui aussi Bakshich (sic…) sans linker, comme d’habitude, et pond un article du même accabit, fautes d’orthographe en prime : on a un truc qui vous intéresse trop mais on vous le dira pas. Ozap a également repris l’info mais effectué un travail minimum de journaliste : interroger Nicolas Beau pour lui demander pourquoi Bakchich a retiré la news (un coup de fil de l’avocat) et axer son article sur une information comme en atteste le titre : Bakchich retire un article sur Laurence Ferrari. Ozap aura su relayer le buzz sans que l’on puisse l’accuser de faire un article sur… rien. L’info, c’est que Bakchich a retiré son article. Pas mal. Mais on avait pas vraiment besoin de ça pour savoir qu’il y a un gouffre entre Ozap et JMM qui s’appelle la qualité.
Qui est gagnant dans l’histoire ? Probablement la presse people, que certains regarderont demain et qui connaîtra probablement un petit pic de ventes. D’autant que, imaginons trente secondes même si c’est peu crédible, que les journaux people en question aient décidé de ne pas parler de l’affaire, comment l’éviter désormais ? Mais peut-être aussi Bakchich qui, étant au coeur du buzz, constatera probablement un pic d’audience ; l’article du Post avait par ailleurs des allures de faire-valoir.
Il n’est pas impossible que ce genre d’articles non-informatifs car un site internet se retrouve confronté à deux problèmes :
- Faire le buzz le plus tôt possible pour attirer du trafic.
- Ne pas se prendre un gros procès car il n’a pas les fonds ds magazines.
La solution ? Dire qu’on a l’info et qu’elle restera bien au chaud à la rédaction.


